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jeudi 20 janvier 2011

NOËLLE CHÂTELET : " Au Pays des Vermeilles"

Sujet du livre : elle-même, l'auteure, qui entre dans la "grand-maternité" lors de la naissance de sa petite-fille, l'enfant de l'enfant, Noëlle Châtelet nous dépeint avec sa sensibilité cette relation d'amour .
C'est ausi un récit de vie, de transmission : NC part à la découverte de la petite fille qu'elle a été, comme Alice au pays des merveilles elle traverse le miroir et se retrouve dans le jardin d'Eden de sa propre enfance... elle retrouve sa mère disparue ( "La Dernière Leçon")  cette sage-femme, qui lui a enseigné la vie et la mort : elle était militante dans l'association française "Pour le Droit de mourir dans la dignité"
Un livre merveilleux pour toutes les femmes.


Biographie de Noëlle Châtelet (Evene.fr)


Fille de Mireille Jospin, sage-femme, militante au sein de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, Noëlle Châtelet est également la soeur de l'ancien premier ministre Lionel Jospin. Mariée au philosophe François Châtelet qu'elle rencontre en hypokhâgne, elle fréquente Gilles Deleuze et dirige ses recherches sur l'interprétation du corps. Comédienne dans de nombreux films à la télévision et au cinéma tels que 'les Autres', 'La Banquière', elle devient directrice de l'Institut français de Florence de 1989 à 1991 et co-présidente de la Maison des écrivains de Paris de 1995 à 1999. Elle écrit de nombreux romans et nouvelles et intègre l'université de Paris V René Descartes comme professeur de communication. Elle est également vice-présidente de la société des gens de Lettres. Son Roman 'La Femme coquelicot' est adaptée en 2001 au théâtre. Le corps, devenant l'objet d'un questionnement ontologique et introspectif, retrouve sa dignité dans 'Une société d'apparence' où, insatiablement, il se débat entre bien-être et souffrance. Noëlle Châtelet publie 'La Dernière Leçon' en 2004 et y raconte l'apprentissage difficile de la mort auprès de sa mère.



Ecrivain dans l'âme

A l'université, Noëlle Châtelet n'est pas seulement professeur de communication. Redevenant écrivain à la sortie des salles de cours, elle propose à ses élèves des ateliers d'écriture au sein d'un des plus prestigieux café de Paris, 'Le Procope'. Dans le salon Voltaire, la romancière transmet alors son amour de l'écriture et du dialogue.

mercredi 12 janvier 2011

SOPHIE TOLSTOÏ : " A QUI LA FAUTE "

L'éditeur Albin Michel publie pour la première fois en France ce texte, roman écrit par S. Tolstoï,  l'épouse qui a vécu dans l'ombre du grand écrivain russe. Elle est son amante trompée, sa muse, sa secrétaire, la mère de ses enfants.
S. Tolstoï raconte la vie d'Anna, épouse du prince Prozorski, une femme déçue par son mariage : autofiction dirait-on aujourd'hui mais, à l'époque, ce genre n'existait pas encore, quoiqu'à la lecture des deux romans rassemblés par l'éditeur dans ce recueil la question pourrait être posée. En seconde partie l'éditeur nous propose une nouvelle traduction de "La Sonate à Kreutzer" dont voici ce qu'en dit S. Tolstoï :
" J'ai moi-même senti dans mon coeur que ce récit était dirigé contre moi, il m'a immédiatement occasionné une blessure, m'a humiliée à la face du monde entier et a détruit le dernier amour entre nous."
S. Tolstoï a voulu dans son roman, qui est une réponse à "la Sonate à Kreutzer", montrer la différence d'amour qui existe entre un homme et une femme. (S. Tolstoï, Ma vie, VI p. 242).
La préface de Vladimir Porudominski, auteur de biographies romancées et commentateur de l'oeuvre de L. Tolstoï, est très instructive elle remet ces oeuvres dans leur contexte et nous donne les indices et les pistes tirées des journaux de Sophie et Léon Tolstoï.
Si les relations homme/femme ont considérablement changé depuis le XIX° siècle ce roman n'est cependant pas obsolète les différences psychologiques restent en partie d'actualité.