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jeudi 18 février 2010

LAURENT GAUDE : ELDORADO


Les émigrants risquent leur vie sur des embarcations de fortune, ils traversent la Méditerranée pour atteindre l'"Eldorado" autre nom pour l'Europe et un monde meilleur...Victimes de passeurs sans scrupules qui n'hésitent pas à les abandonner en pleine tempête après les avoir dépouillés de leurs économies, ils meurent noyés ou sont interceptés par les gardes-côtes.Le capitaine Piracci et son équipage sillonnent la mer à la recherche des clandestins...
Roman poignant sur le drame de l'émigration clandestine.
Extraits : p 91 "Je me suis trompé. Aucune frontière n'est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi. Nous avons cru pouvoir passer sans la moindre difficulté, mais il faut s'arracher la peau pour quitter son pays....Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement."

samedi 13 février 2010

NINA BOURAOUI

Nina Bouraoui naît à Rennes en 1967 d'une mère bretonne et d'un père algérien. Elle passe les 14 premières années de sa vie en Algérie, un pays dont elle ne parle pas la langue et ne connaît pas la culture.
"La Vie Heureuse"
Autofiction,quête de son identité, histoire de son adolescence et son passage à l'âge adulte; cela dit c'est un vrai roman...
Style sec: phrases courtes, parfois interrogatives, parfois poétiques -sujet verbe adjectif ou complément- donnent un rythme obsédant au roman.La dernière phrase de certains chapitres pourrait devenir le titre du chapitre ou sa conclusion. Et la vie heureuse malgré tout...A travers ces phrases très réduites tout est dit, suggéré, des images du passé et du présent surgissent...
"Les falaises se transforment avec le soleil. Je n'attends plus Marge. La méhari de Carol saute sur les vallons. J'entends nos rires d'autrefois."
"Toutes les morts parlent de notre propre mort."
"C'est ça la mort, la voix et le silence, l'attente et le vide. C'est irréel. Ce sont deux mondes qui s'affrontent, tout et rien, le bruit et le silence. Ce sont deux mondes qui se superposent. Le vide est plus fort que la vie. ça ne délivre de rien la mort. C'est attendre la voix qui ne vient plus."

Evoque les lieux où elle a véçu : Rennes, Paris, Zürich.
Thèmes : l'adolescence,homosexualité, absence du père,la mort,la maladie.

mercredi 10 février 2010

LA PROVENCE EN HIVER

"Lettre de Madame de Sévigné à Coulange
3 février 1695

Mme de chaulnes me mande que je suis trop heureuse d'être ici avec un beau soleil; elle croit que nos jours sont cousus d'or et de soie. Hélas mon cousin, nous avons cent fois plus froid ici qu'à Paris. Nous sommes exposés à tous les vents. C'est le vent du midi, c'est la bise, c'est le diable, c'est à qui nous insultera; ils se battent entr'eux pour avoir l'honneur de nous renfermer dans nos chambres. Toutes nos rivières sont prises, le Rhône, ce Rhône si furieux n'y résiste pas. Nos écritoires sont gelées ; nos plumes ne sont plus conduites par nos doigts, qui sont transis. Nous ne respirons que la neige; nos campagnes sont charmantes dans leur excès d'horreur. Je souhaite tous les jours un peintre pour bien représenter l'étendue de toutes ces épouvantables beautés.Contez un peu cela à notre duchesse de Chaulnes, qui nous croit dans ces prairies, avec des parasols, nous promenant à l'ombre des orangers."
Au XVII° siècle il faisait froid en février ! Comme au XXI°s...
Je relis parfois ces lettres qui sont les blogs de l'époque et j'imagine que Mme de Sévigné aurait adoré "chatter" avec sa fille et ses amis pardon ses contacts...

jeudi 4 février 2010

MARIE GEVERS : Guldentop

Guldentop - Marie Gevers - 1935
"Il ne faut jamais effrayer le vol du rêve avec le révolver de la réalité. Que faire de la vie, si tous les Guldentop de l'enfance nous manquent?"
Née à Edegem près d'Anvers en 1883, elle vit dans le domaine de Missembourg. Elle voyagera en Afrique et épouse Frans Willems en 1908.
Auteure de "La Comtesse des digues"